
Former des professionnels du soin capables d'habiter leur pratique avec justesse.
Séverine Herrenschmidt
severinehrn@forge-supervision.fr
Isabelle Schmitt
FORGE est né d’un long cheminement au cœur de notre pratique de soignantes. Très tôt, nous avons ressenti la nécessité de ne pas rester seules face aux questions que faisaient émerger les rencontres cliniques. Être responsables de notre pratique supposait de pouvoir continuer à l’interroger, à l’élaborer et à la confronter à d’autres regards. C’est cette exigence qui nous a naturellement conduites vers la supervision.
…ne pas rester seules face aux questions que faisaient émerger les rencontres cliniques…
Nous nous sommes formées auprès de superviseurs issus des champs de la psychologie et de la psychanalyse. Leur enseignement a profondément nourri notre parcours et structuré notre manière de penser la pratique. Mais, au fil des années, les situations rencontrées dans les métiers du soin nous ont amenées à poursuivre notre recherche au-delà des référentiels qui nous avaient formées.
Cette quête s’est progressivement ouverte à la philosophie, aux sciences humaines et à la narration. Elle s’est enrichie de nombreuses rencontres intellectuelles et humaines, parmi lesquelles celle de Yan Plantier. Depuis le début de notre parcours universitaire, son dialogue exigeant accompagne notre réflexion et contribue encore aujourd’hui à l’élaboration théorique de FORGE.

Peu à peu, l’éthique s’est imposée non comme une discipline parmi d’autres, mais comme le fondement à partir duquel penser la supervision. Inspirée notamment par la pensée de Paul Ricœur, elle offre un horizon où le professionnel peut relire son expérience, retrouver sa capacité d’agir et ouvrir un espace de liberté dans sa pratique.
C’est de ce cheminement, à la fois clinique, philosophique et humain, qu’est né FORGE.

